S’il est une ile symbole de la riche littérature caribéenne, c’est bien la Martinique !

Initiée par Joseph Zobel, l’un des piliers de la littérature antillaise avec son roman autobiographique La rue Case-nègres qui relate le quotidien d’un enfant noir dans les années 30, la tradition des grands écrivains martiniquais n’a cessé depuis d’enrichir la littérature francophone.  Les auteurs martiniquais ont toujours eu en commun une démarche de réflexion sur les questions identitaires, l'émigration, le rapport à l'Afrique, au métissage et leur engagement politique. Frantz Fanon dont le livre le plus connu reste Les Damnés de la terre fut l'un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste. La féministe Paulette Nardal a laissé dans les consciences sa formule « Black is beautiful ». Le romancier et poète Edouard Glissant a lui fondé le concept de « créolisation ». Aimé Césaire dont le souvenir est omniprésent en Martinique, a créé le  mouvement littéraire de la négritude et fut un anticolonialiste résolu. Aujourd’hui, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant perpétuent cette tradition d’écriture poétique et politiquement engagée.La musicienne Jocelyne Berouard, chanteuse du groupe fondateur du Zouk Kassav’, la réalisatrice Euzhan Palcy récompensée aux Césars ou la Mostra de Venise prouvent que la littérature n’est pas la seule forme d’expression artistique mise à l’honneur en Martinique.Le militante Solange Fitt Duval ou Pierre Aliker, compagnon de route d'Aimé Césaire et ancien maire de Fort-de-France, ont marqué la vie politique martiniquaise.Dans un tout autre domaine, des champions tels que le sprinteur Ronald Pognon, champion du monde du 4x100 mètres, la nageuse Coralie Balmy, championne d’Europe du 4x200m ou les frères Fabrice et Jérôme Jeannet, trois fois champions du monde et deux fois champions olympiques d’escrime, sont aussi des ambassadeurs dont la Martinique s’enorgueillit.