Le Carnaval en Martinique, et si vous entriez dans le vidé ?

Que diriez-vous de vous mêler à la liesse populaire du 26 Février au 1er Mars 2017 en Martinique, lors d’une des périodes les plus chaudes et colorées de l’année… le carnaval ?  

                                                                                                                                             

hommes-argile-2.jpg

       

 

Retour sur une tradition ancrée depuis plus d'un siècle                                

Différent du carnaval de Rio ou de celui de Trinidad ou encore de celui Florence ou de Cadiz, la tradition du Carnaval en Martinique remonte au milieu du 18ème siècle, durant la période esclavagiste.

Des regroupements culturels étaient observés entre membres d’origine similaire du point de vue linguistique et culturel. Ils se réunissaient autour de célébrations rythmées par des chants et des danses, on décrit même des épisodes de transe.

Le carnaval était à l’époque une manière de réactiver la mémoire collective, tourner en dérision des scènes du quotidien, que l’on souhaitait en général dénoncer.

                                                                                                                                                                                      

Le déroulement des festivités 

 

4 jours, 4 thèmes, 4 tableaux

Le Dimanche gras : tout le monde est libre d’exprimer sa créativité, justement ce qui fait la richesse du carnaval de Martinique, c’est le moment de réveiller l’artiste qui sommeille en chacun de nous et de laisser libre court à notre imagination.

Le Lundi gras : on inverse les rôles au sein du couple, l’homme prend la place de la femme et inversement, c’est le mariage burlesque. Madame enfile généralement son smoking et Monsieur sa robe blanche.

Le Mardi gras : Milieu des festivités, plus qu’un jour avant la fin, c’est généralement le jour préféré des carnavaliers. Le seul jour où tout le monde se réveille avant que l’alarme ne retentisse ! Bienvenue dans le Vidé en pyjama ! Autour de 5 heures du matin, les premiers groupes à pied s’agitent dans les rues en entonnant des classiques du carnaval martiniquais, et en jouant des rythmes entraînants à l’aide de tambours, ti bwa, cuivres, percussions conçues à base d’éléments de récupération (boîtes de conserve en métal, tubes, barils en plastique, etc.). Rejoins au fur et à mesure par des particuliers, plus on est de fous, plus on rit. Venez comme vous êtes, tout le monde est convié.

Dans l’après-midi, le célèbre vidé en rouge et noir bat son plein, les diables rouges sont maîtres de cérémonie.

Le Mercredi des cendres : Le Roi Vaval est sur le point de livrer sa dernière danse. Journée de deuil des carnavaliers, tous vêtus de noir et de blanc. Dernière journée de célébration, ultimes chorégraphies, après des kilomètres de défilé parcourus dans les communes et principalement dans les rues de Fort-de-France la capitale, où l’on recense le plus grand nombre de participants. Le Carnaval martiniquais est à son apogée.

Fin de journée, le soleil se couche sur la Martinique, l’heure est venue de dire adieu au Roi. Le Vaval est brûlé sur une place publique, c’est symboliquement la fin du Carnaval.

sans-titre-5.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vaval.jpg

neg-gwo-siwo.jpg

 

 

Des personnages hauts en couleur

Les groupes à pied rythment les défilés de rue, appelés « vidés », ces parades où tout le monde est en effervescence et arpente les rues sans relâche. Chacun a son identité propre, une couleur unique. Vous trouverez toujours LE groupe qui vous transportera.

Le meilleur moyen de prendre part aux festivités est de participer au vidé en vous laissant emporter par la musique et en intégrant un groupe à pied. Il suffit de vous mêler à la foule, en suivant un groupe.

C’est aussi simple que ça ! La musique vous plait, entrez dans la danse et le marathon commence, qui sait combien de kilomètres vous allez parcourir ?

Les « Nèg' Marrons », encore un rappel de personnages mythiques de l’époque coloniale, les Nèg' Marrons étaient des esclaves fugitifs, qui refusaient la soumission et fuyaient la plantation pour se réfugier dans les bois. Des rebelles qui aujourd’hui sont représentés par des hommes qui s’enduisent le corps d’huile et de charbon ou alors de mélasse de sucre de canne pour les « Nèg Gwo Siwo ». Attention ils tâchent et tenteront immanquablement de vous salir !

Les hommes d’argile, comme leur nom l’indique, ce sont de véritables statues humaines, le corps recouverts d’argile, des hommes et des femmes restent figés dans des postures dignes d’œuvres d’art !

Les Diables rouges, leur jour, c’est le Mardi gras, ils sortent effrayer les carnavaliers en arborant des masques aussi originaux que repoussants. 

Le Roi Vaval, sa Majesté en personne ! C’est une gigantesque mascotte représentant un sujet, une personne, un thème ayant récemment marqué l’actualité. Sa réalisation est confiée à un artiste ou plusieurs artistes martiniquais. L’occasion de mettre en valeur le talent et l’artisanat de l’île.

 

Au menu ? 

Pour bien débuter la journée, un petit-déjeuner de champion !

Un vrai plat de résistance pour avoir de l’endurance : généralement les légumes locaux sont à l’honneur : avocats, ti-nains, bananes jaunes, fruits à pain… accompagnent souvent de la morue « Ti nain lan mori », ou plus classique, le poulet ou le bœuf.

Les incontournables accras sont également au rendez-vous et sont de parfaits petits encas durant une journée passée à arpenter les rues à pied.

Vous pourrez aussi profiter de douceurs locales, comme les tablettes coco, les doucelettes, le nougat local avec ses cacahuètes nappées de caramel, ou encore le lotcho.

C’est ça l’esprit du Carnaval de Martinique, le partage, la bonne humeur, la convivialité, la créativité, la liberté, et l’authenticité !

 

Vous avez le programme, les dates, il ne manque plus que le billet, pour plus d'informations rendez-vous ici !

 

Vous n’avez plus d’excuse, vous faites désormais partie de l’aventure !

 

 

                                                                                                       

sans-titre-1.jpg